Planter un fruitier en racines nues ou en motte

Planter un arbre fruitier en racines nues

Choisissez un emplacement au soleil, à la mi-ombre ou à l’ombre selon les besoins du végétal et respectez les distances de plantation.
Pensez que la plante va grandir, tenez compte de sa taille adulte.
Pralinez les racines pour éviter leur dessèchement et assurer une bonne reprise. Le principe est le même pour planter un rosier, un arbre ou un arbuste. La taille du trou sera simplement adaptée au volume des racines.

Avantages

  • Le prix d’une plante à racines nues est plus intéressant que celui des végétaux vendus en conteneurs ou en motte. Les frais de port sont réduits en raison d’un moindre poids.
  •  La reprise est bonne, mais suppose de praliner les racines. Mis en jauge ces végétaux peuvent attendre plus longtemps le moment propice de la plantation qu’une plante cultivée en conteneur depuis un peu trop longtemps.
  •  La reprise de grands sujets est souvent plus facile.

Inconvénients

  • Le choix des arbres et des arbustes et la période de plantation sont plus limités. Pour les rosiers, les iris, les hémérocalles et les pivoines, c’est le contraire si vous vous adressez à un spécialiste.
  • Le pralinage des racines est obligatoire, mais pas difficile à réaliser. Le suivi des arrosages est important, mais à peu près identique à celui des plantes en pots.

1 – Ouvrir un trou de plantation

– Avec une bêche, ouvrez un trou deux à trois fois plus large et profond que le volume des racines.
– Ameublissez la terre pour faciliter la pénétration des jeunes racines.
Pour les trous profonds, séparez la terre du dessus de meilleure qualité de celle du dessous. Vous les remettrez dans le même ordre en rebouchant.

2 – Ajouter du compost

Les racines des plantes se développent mal dans un sol trop humide. Si votre terrain est lourd, ajoutez environ un tiers de sable grossier ou de cailloux à la terre du fond.
– Ajoutez du compost ou du fumier et de une à trois poignées de corne broyée.
– Mélangez et remettez dans le trou, finissez par une couche de terre seule.

3 – Praliner

– Taillez les racines cassées ou blessées et recoupez toutes les autres de quelques centimètres avec un sécateur propre et affûté. Désinfectez-le entre chaque plante.
– Dans une grande bassine ou la brouette, réalisez une boue épaisse (le pralin) avec de la terre argileuse et de l’eau. Placez-y les végétaux jusqu’au collet, pendant environ 30 minutes.

4 – Installer les racines dans le trou

– Installez les racines dans le trou, sur une butte si le sol est lourd, le collet ou le point de greffe doit se situer 2 ou 3 cm au-dessus du niveau d’origine.
– A l’aide d’un tuteur posé en travers du trou, vérifiez et, si besoin, rectifiez la hauteur.
– Approchez le tronc du tuteur pour les arbres.

5 – Reboucher, tasser, arroser

– Rebouchez avec la terre du dessus enrichie de compost. Faites-la glisser entre les racines et tassez légèrement plusieurs fois.
– Muni d’une serfouette, réalisez un bourrelet avec la terre en excès pour former une cuvette d’arrosage. Remplissez-la avec un ou deux arrosoirs en attendant bien que l’eau s’infiltre.
Qu’il soit de forme libre ou bien palissé, telles les palmettes, un arbre fruitier présente un tronc de 0,30 à 2 m de hauteur. Il se prolonge par des branches charpentières et enfin par des branches secondaires qui portent les fruits.

Selon les formes, l’encombrement est plus ou moins important et la mise à fruits plus ou moins rapide. Préférer des espèces et des variétés adaptées à votre climat, peu ou pas sensibles aux maladies, afin de limiter les traitements.

En mars ou avril, installer de jeunes arbres achetés en conteneurs. S’ils sont déjà en fleurs, ils requièrent encore plus d’attentions durant les deux premières années.

Planter un fruitier en container

1 – Hydrater la motte

Il faut savoir qu’une motte mise en terre alors qu’elle est trop sèche aura beaucoup de mal à se réhydrater par la suite. La reprise de l’arbre fruitier pourra alors être compromise. Fini les promesses de belles récoltes !
– Plonger le conteneur dans une bassine et hydrater la motte avant plantation. L’eau va remonter par capillarité grâce aux trous de drainage qui se trouvent au fond du conteneur.
– Sortir l’arbre de la bassine une fois que la motte est complètement imbibée.
– Laisser s’écouler l’excès d’eau. Dépoter.

2 – Choisir l’emplacement avec soin

Le futur emplacement de l’arbre fruitier doit être dégagé et, pour les espèces qui fleurissent tôt, bien abrité.
– Ouvrir un trou deux fois plus grand et profond que le volume du pot.
– Ameublir soigneusement la terre du fond puis y incorporer un engrais naturel pour arbres fruitiers, en respectant le dosage indiqué sur l’emballage.
– Mélanger à la terre extraite du compost ou un amendement organique de type Or brun.
– Placer la motte au centre du trou de sorte que le haut affleure.

3 – Boucher le trou de plantation

– Boucher ensuite le trou. Combler les espaces vides avec le mélange contenant la terre extraite et tasser à l’aide des mains.
– Réaliser une cuvette d’arrosage plus grande que le diamètre de la motte en formant un bourrelet de terre tout autour.
– Remplir cette cuvette avec 10 litres d’eau et laisser cette dernière s’infiltrer en douceur.
– Rajouter un peu de terre si, après absorption, la motte est visible, sans pour autant enterrer le point de greffe situé à la base du tronc, la reprise pourrait être compromise.